La danse des Qhapaq Negro de Paucartambo, Pérou

Représentation lors du Festival de l’Imaginaire, Paris

Jeudi 10 mai 2012, par Valérie // Evènements

Plus d’une dizaine de confréries de danse et de musique, costumées et masquées (les cuadrillas), participent à cette manifestation. Chacune symbolise une composante de la société péruvienne. Les QHAPAQ NEGRO sont l’une de ces confréries. Ils incarnent un groupe d’esclaves noirs amenés dans la région pour travailler dans les mines et qui se seraient échappés lors des fêtes de la Vierge afin d’y participer. La cuadrilla des QHAPAQ NEGRO est un hommage à ces hommes révoltés. Les masques représentent un visage africain aux traits exagérés dont l’expression varie subtilement d’un danseur à l’autre. Ils tiennent à la main un bâton surmonté d’un poing noir sculpté, le maki, symbole de leur rébellion.

Pendant quatre jours d’affilée, les QHAPAQ NEGRO dansent dans les rues de Paucartambo, participent à la célébration de la grand-messe devant l’église et dansent sur les places du village. Chants de procession, litanies et cantiques à la Vierge, en espagnol et en quechua, font pénétrer le spectateur dans un univers de piété mystique empreinte d’une certaine mélancolie.

Les chants et la danse sont accompagnés par un ensemble de musiciens comprenant un violon, une flûte quena, un accordéon, une harpe et une grosse caisse. Devenir QHAPAQ NEGRO est un engagement indéfectible.

En se vouant à la Vierge, le QHAPAQ NEGRO conditionne son existence et celle de sa famille autour de cette figure du catholicisme latin, tout en affirmant à travers son personnage de nègre marron, le libre arbitre de chaque individu.

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